L’épreuve d’anglais des affaires, et ce que le jury attend
Ce que tu sauras faire : Identifier la structure de l’épreuve, ses trois exercices et leurs calibres, répartir les trois heures entre eux, et reconnaître les fautes que les rapports de jury sanctionnent.
Comprendre et commenter, en anglais, des documents de la vie des affaires tels que des articles, des graphiques, des documents iconographiques ou des tableaux tirés de la presse ou d’un rapport annuel d’entreprise ;
Rédiger une note de synthèse en français, à partir de documents en anglais concernant les thèmes au programme ;
Rédiger en anglais un document de travail à caractère commercial ou professionnel.
Le niveau B2 de compétence du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) est visé à l’issue des trois années de formation du DCG pour l’ensemble des activités langagières (compréhension, expression, interaction, médiation écrites et orales) et attendu pour les activités langagières écrites évaluées à l’examen. L’enseignement d’anglais des affaires doit permettre aux étudiants qui ont déjà atteint le niveau B2 dans une ou plusieurs activités langagières de viser les niveaux supérieurs dans les autres.
1Ce qu’on vous demande, en trois heures
L’épreuve d’anglais des affaires ne ressemble à aucune autre du DCG. On ne vous demande pas de connaissances : on vous demande trois écrits. Vous recevez un dossier de quatre documents en anglais, et vous rendez trois textes — un en français, deux en anglais. Rien d’autre.
L’annexe 1 de l’arrêté du 4 août 2025 décrit ainsi l’épreuve n° 12 : « épreuve écrite qui comprend, à partir de documents fournis en anglais : – la synthèse, en français, de plusieurs documents en anglais ; – le commentaire, en anglais, de l’un de ses documents ; – la rédaction, en anglais, d’un document à caractère commercial ou professionnel. » L’article 10 du même arrêté fixe la durée à trois heures, le coefficient à 1 et la valeur à quatorze crédits européens.
EN CLAIR : trois exercices, et ils tombent tous les trois, à chaque session. Il n’y a pas de choix, pas d’option, pas de partie facultative. Vous rendez une note de synthèse en français, un commentaire en anglais et un écrit professionnel en anglais — et vous les rendez tous les trois, faute de quoi vous perdez d’un coup le tiers ou la moitié des points.
| Ce que dit l’arrêté | Ce que cela veut dire pour vous |
|---|---|
| Épreuve écrite, 3 heures, coefficient 1, 14 crédits | Une heure par exercice, à peu de chose près, relecture comprise |
| À partir de documents fournis en anglais | Quatre documents : trois articles de presse et un dessin |
| La synthèse, en français, de plusieurs documents | 250 mots ± 10 %, notée sur 10 points |
| Le commentaire, en anglais, de l’un de ces documents | 150 mots ± 10 %, et c’est toujours le dessin qu’on commente |
| La rédaction, en anglais, d’un document commercial ou professionnel | 150 mots ± 10 %, sur une mise en situation nominative |
| Le niveau B2 est attendu | Une langue correcte et claire, pas une langue brillante |
Les deux textes de l’arrêté ne décrivent pas la même épreuve, et il faut le savoir. L’annexe 1 annonce trois exercices nommés et cumulatifs. L’article 10, lui, écrit que l’épreuve peut comporter « la traduction d’une partie d’entre eux en français ou la rédaction d’un résumé ou d’une note ou de commentaires en anglais ou en français ou la rédaction en anglais d’un document à caractère commercial ou toute combinaison de plusieurs des exercices précédents ».
Aucune des sept sessions que nous avons lues, de 2020 à 2026, ne comporte de traduction. La structure réellement pratiquée est celle de l’annexe. Mais le règlement d’examen autorise formellement une traduction, et vous devez savoir en faire une. Le chapitre 8 vous y entraîne.
Aucun matériel n’est autorisé, et le dictionnaire est interdit. La rédaction de cette interdiction a changé au fil des sessions — elle énumérait autrefois « agendas, calculatrices, traductrices » — mais la règle n’a jamais bougé. Vous composez avec ce que vous savez, et rien d’autre. C’est la raison pour laquelle ce manuel vous fait apprendre du lexique : le jour de l’épreuve, un mot que vous ne connaissez pas est un mot que vous devrez contourner.
2Le dossier : quatre documents, toujours les mêmes formes
Sur sept sessions consécutives, le dossier n’a jamais varié : trois articles de presse anglophone, puis un document iconographique. Le savoir change la façon dont on ouvre le sujet.
| Le document | Ce que c’est | À quoi il sert |
|---|---|---|
| Documents 1, 2 et 3 | Des articles de presse en anglais, de deux cents à quatre cent vingt mots chacun, huit cents à neuf cent cinquante mots au total | Ils nourrissent la note de synthèse, et eux seuls |
| Document 4 | Un dessin de presse, toujours. Il porte une source et une date, et il est plus ancien que les articles | Il porte le commentaire en anglais, et rien d’autre |
Les sources sont toujours anglophones et jamais françaises. Sur sept sessions, nous avons relevé The Guardian trois fois, Forbes trois fois, puis CNBC, la Harvard Business Review, le Wall Street Journal, le Washington Post, CBS MoneyWatch, CNN, Quartz, le World Economic Forum et The Atlantic. Lire un de ces titres une fois par semaine est le meilleur entraînement possible, et c’est ce que les rapports de jury conseillent explicitement.
Le mot cartoon est à retenir en priorité. L’arrêté parle de « documents iconographiques » ; le sujet, lui, écrit « Comment on document 4 » et les éléments indicatifs de corrigé commencent invariablement par The cartoon deals with…
Le sujet de la session 2025 portait sur la fin du télétravail et le retour au bureau. Il donnait trois articles — un de ScrippsNews de septembre 2024 sur l’injonction d’Amazon, un de Forbes d’octobre 2024 annonçant que soixante-dix pour cent des employeurs durciraient leur politique en 2025, un du World Economic Forum d’avril 2023 demandant si l’ère du travail à distance s’achevait — et un dessin de The Atlantic de juin 2021 illustrant les bienfaits psychologiques du trajet domicile-travail.
Notez la mécanique : les trois articles ne disent pas la même chose, et c’est de leur désaccord que naît la problématique. Le dessin, lui, apporte un angle que les articles n’ont pas.
3Les trois calibres, et pourquoi ils décident de votre note
Deux cent cinquante mots. Cent cinquante mots. Cent cinquante mots. Ces trois nombres n’ont pas changé depuis 2020, et ils ne sont pas des indications : ce sont des consignes, et leur non-respect est sanctionné.
I – COMPRÉHENSION (10 points). « En vous appuyant sur les quatre documents fournis, vous rédigerez en français une note de synthèse qui rendra compte de la problématique du dossier. 250 mots (+/-10 %). Vous indiquerez obligatoirement le nombre de mots utilisés. »
II – EXPRESSION EN LANGUE ANGLAISE (10 points). « Comment on document 4. 150 mots (+/- 10 %). » puis une mise en situation nominative suivie de « Formules et présentation d’usage. 150 mots (+/- 10 %), sans compter les éléments périphériques. »
EN CLAIR : trois choses vous sont imposées, et elles se vérifient à la seconde où le correcteur ouvre votre copie.
Le nombre de mots, à dix pour cent près : de 225 à 275 pour la synthèse, de 135 à 165 pour chacun des deux écrits anglais.
Le décompte écrit sur la copie. Le mot obligatoirement est apparu en 2025 ; il n’était pas là avant. Écrivez le nombre à la fin de chaque écrit.
Les éléments périphériques ne comptent pas dans l’écrit professionnel : les lignes d’en-tête d’un courriel et la formule de politesse sont hors décompte. Ce sont les cent cinquante mots du CORPS qu’on compte.
| L’écrit | La langue | Le calibre | Les bornes acceptées | Les points |
|---|---|---|---|---|
| La note de synthèse | Français | 250 mots | 225 à 275 | 10 |
| Le commentaire du dessin | Anglais | 150 mots | 135 à 165 | ≈ 5 |
| L’écrit professionnel | Anglais | 150 mots | 135 à 165 | ≈ 5 |
Le non-respect du nombre de mots est « pénalisé, parfois lourdement ». C’est le rapport de jury 2023 qui l’écrit, et celui de 2025 le répète : « Il est primordial de respecter le nombre de mots, car le candidat est évalué sur sa capacité à effectuer une synthèse claire et complète en respectant le nombre de mots attendus. »
Le rapport 2022 signale même des tentatives de comptage frauduleux. Comptez vraiment, et écrivez le vrai nombre. Un correcteur qui recompte et trouve autre chose ne vous croira plus sur le reste.
Le décompte des mots est le nombre que vous inscrivez à la fin de chaque écrit, et que le correcteur peut refaire. Depuis la session 2025, la consigne écrit qu’il est obligatoire : une copie qui ne le porte pas s’expose à une pénalité avant même d’être lue.
On compte les mots, pas les signes. Un mot est une suite de lettres séparée des autres par une espace : remote work fait deux mots, working-from-home en fait un, 12 % en fait deux. Dans l’écrit professionnel, on ne compte que le corps : les lignes TO, FROM, DATE et SUBJECT, la formule d’appel et la signature sont les éléments périphériques que la consigne écarte expressément.
Comptez les mots d’une ligne pleine, multipliez par le nombre de lignes pleines, ajoutez les lignes courtes à vue. Une écriture ordinaire donne dix à douze mots par ligne sur une copie d’examen : deux cent cinquante mots font donc une vingtaine de lignes, et cent cinquante une douzaine. Vérifiez une fois, à la fin, et écrivez le compte.
4Répartir trois heures entre trois écrits
Trois heures pour lire neuf cents mots d’anglais et rendre cinq cent cinquante mots écrits. Le temps est le second ennemi de l’épreuve, après le calibre. Voici une répartition qui tient, éprouvée sur la structure constante des sujets.
Elles passent une heure et demie sur la synthèse et bâclent les deux écrits anglais. C’est compréhensible — la synthèse se rédige en français, donc plus vite et plus confortablement — et c’est une erreur de calcul : la synthèse vaut dix points, les deux écrits anglais valent dix points à eux deux. Une synthèse excellente et deux écrits anglais expédiés donnent une note moyenne.
L’autre erreur, symétrique, est de ne pas relire. Le jury écrit que « des énoncés courts, simples mais corrects seront toujours mieux notés qu’un énoncé long et complexe, mais peu compréhensible ou erroné ».
| L’exercice | Sa part des points | Le temps que nous conseillons | Sa part du temps |
|---|---|---|---|
| La note de synthèse | 10 sur 20, soit 50 % | 1 h 00 (plan compris) | 33 % |
| Le commentaire du dessin | ≈ 5 sur 20, soit 25 % | 35 minutes | 20 % |
| L’écrit professionnel | ≈ 5 sur 20, soit 25 % | 40 minutes | 22 % |
| Lecture du dossier | — | 20 minutes | 11 % |
| Décompte et relecture | — | 25 minutes | 14 % |
5Ce que le jury sanctionne, et ce qu’il récompense
Les rapports de jury du SIEC disent, année après année, les mêmes choses. Les lire, c’est connaître le barème implicite de l’épreuve. En voici l’essentiel, avec les mots du jury.
| La faute | Ce que le jury en dit | Comment l’éviter |
|---|---|---|
| Le nombre de mots non respecté | « Le non-respect de cette limite de mots est pénalisé, parfois lourdement » (2023) | Compter vraiment, et écrire le compte |
| Le franglais | « Le franglais est à proscrire, et il est préférable de privilégier une paraphrase à l’utilisation d’un mot en français lorsqu’un terme anglais n’est pas connu » (2023 et 2025) | Contourner le mot manquant par une périphrase anglaise |
| La confusion entre courriel et lettre | « Plusieurs candidats n’ont pas compris le mot courriel dans la consigne et ont produit un courrier plutôt qu’un email. Ils ont été pénalisés » (2025) | Lire le mot de la consigne, et adopter la forme exacte |
| Le commentaire descriptif | Les copies faibles décrivent le dessin au lieu d’analyser le message du dessinateur (2024) | Deux phrases de description, puis l’analyse |
| La synthèse paraphrasée | Absence de problématique, incapacité à distinguer l’essentiel du détail, fautes de français | Bâtir un plan avant de rédiger |
Le hors sujet, à cette épreuve, se produit rarement par ignorance et presque toujours par précipitation. Le candidat a lu la consigne trop vite, et il répond à une question voisine de celle qu’on lui pose.
Trois hors sujets reviennent d’une session à l’autre. Donner son avis dans la note de synthèse : on demandait ce que les documents disent, on répond ce qu’on en pense. Décrire le dessin au lieu de l’analyser : on demandait un commentaire, on rend une légende. Résumer la situation dans l’écrit professionnel : on demandait une prise de position adressée à quelqu’un, on rend un compte rendu sans destinataire.
Aucun des trois ne se corrige par du vocabulaire. Ils se corrigent tous en relisant la consigne une seconde fois, avant d’écrire la première phrase — trente secondes qui valent, à chaque fois, plusieurs points.
Et ce que le jury récompense tient en trois phrases, qu’il faut avoir en tête en composant. « Des énoncés courts, simples mais corrects seront toujours mieux notés qu’un énoncé long et complexe, mais peu compréhensible ou erroné » (2025). « Le respect de la méthodologie sera autant apprécié que le niveau de langue » (2024). « Rester concis en allant à l’essentiel » (2023).
| Session | Moyenne nationale | Taux de certification |
|---|---|---|
| 2020 | 9,8 | 49,3 % |
| 2021 | 10,0 | 52,9 % |
| 2022 | 9,5 | 47,3 % |
| 2023 | 9,5 | 44,9 % |
| 2024 | 10,7 | 60,7 % |
| 2025 | 10,5 | 56,3 % |
Calibre, Clarté, Compte. Le calibre : 250, 150, 150, à dix pour cent près. La clarté : une phrase simple et juste vaut mieux qu’une phrase savante et fausse. Le compte : écrit à la fin de chaque texte, et vrai.
6Le niveau B2, et ce qu’il autorise
L’arrêté attend le niveau B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues pour les activités langagières écrites évaluées à l’examen. Ce niveau est souvent mal compris : il n’exige ni l’élégance, ni l’idiome rare, ni la phrase longue.
Le niveau B2 est celui d’un utilisateur indépendant avancé. Il se reconnaît à trois capacités : comprendre le contenu essentiel de sujets concrets ou abstraits dans un texte complexe ; communiquer avec un degré de spontanéité et d’aisance tel qu’une conversation avec un locuteur natif ne comporte de tension ni pour l’un ni pour l’autre ; s’exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets, émettre un avis sur un sujet d’actualité et exposer les avantages et les inconvénients de différentes possibilités.
La dernière capacité est exactement ce que l’épreuve demande.
Le programme parle de cinq activités langagières : la compréhension, l’expression, l’interaction, la médiation et l’oral. L’épreuve écrite n’en évalue que trois, mais l’une d’elles est mal connue et c’est celle qui pèse le plus lourd : la médiation.
Médier, au sens du Cadre européen, c’est transmettre à quelqu’un le contenu d’un texte qu’il ne peut pas lire lui-même — parce qu’il est dans une autre langue, ou trop long, ou trop technique. C’est exactement ce que fait la note de synthèse : elle prend quatre documents anglais et les rend lisibles en français à un lecteur qui ne les a pas sous les yeux. Voilà pourquoi la synthèse s’écrit en français : ce n’est pas une facilité qu’on vous accorde, c’est l’exercice même qu’on vous demande.
Le registre est le degré de familiarité d’une langue : le même message peut être dit d’une façon formelle, neutre ou familière, et le choix n’est pas libre — il dépend de qui écrit à qui.
À l’épreuve, le registre attendu est le registre professionnel neutre à formel, dans les trois écrits. Trois marques le trahissent quand il glisse : les formes contractées (don’t, we’ve, it’s), qui appartiennent à l’oral et n’ont pas leur place dans un courriel d’entreprise ; les verbes à particule très familiers (to sort out, to figure out), qu’un écrit professionnel remplace par to resolve, to determine ; et l’impératif nu (Change the decision), qui se dit We would ask you to reconsider the decision.
Le registre ne se juge pas au vocabulaire savant, mais à la distance. Un courriel professionnel garde ses distances : il n’est ni sec ni familier.
Visez la deuxième et la quatrième. Une langue simple, correcte et articulée est exactement ce que le niveau B2 décrit, et exactement ce que le jury dit préférer.
La plupart des candidats se représentent le B2 comme un niveau de vocabulaire : il faudrait connaître beaucoup de mots, et les mots rares rapporteraient plus que les mots courants. C’est faux, et c’est la croyance qui coûte le plus de points à l’épreuve.
Relisez la définition : le B2 se mesure à la compréhension d’un texte complexe, à l’aisance et à la capacité d’exposer les avantages et les inconvénients. Aucune de ces trois capacités ne parle de vocabulaire rare. Elles parlent toutes de la même chose : savoir organiser une pensée dans une langue correcte.
La conséquence est libératrice. Vous n’avez pas à réviser des listes de mots savants avant l’épreuve ; vous avez à savoir enchaîner proprement une constatation, une cause et une conséquence, avec deux cents mots que vous connaissez déjà. Un candidat qui écrit trois cents mots simples et justes est au-dessus d’un candidat qui en écrit deux cents brillants et fautifs, parce que le premier est compris et que le second ne l’est qu’à moitié.
Vous ne connaîtrez pas tous les mots. Le jury le sait, et il vous dit quoi faire : « il est préférable de privilégier une paraphrase à l’utilisation d’un mot en français lorsqu’un terme anglais n’est pas connu ».
Vous ne savez pas dire « délégué syndical » ? N’écrivez pas délégué syndical en italique en espérant que cela passe. Écrivez a staff representative, ou an employee representative, ou à défaut a person who speaks for the employees. C’est moins précis, et cela ne coûte aucun point ; le mot français, lui, en coûte.
Ces dix mots ne rapportent pas de points par eux-mêmes. Ils vous évitent d’en perdre : un candidat qui hésite sur le sens de memo perd cinq minutes et rend le mauvais écrit.
7Un premier tour de piste, sur NORTHWIND LOGISTICS
Le manuel suit une entreprise fictive, NORTHWIND LOGISTICS, transporteur implanté à Manchester et à Rouen, quatre cents salariés, dirigé par Helen ASHWORTH. Elle est fictive, et nous le disons : nous ne prêtons aucun fait à une entreprise réelle. Elle nous sert à montrer les trois écrits sur un même cas.
The cartoonist is clearly not neutral. The stopwatch turns the manager into a timekeeper rather than a leader, and the empty room suggests that presence is being measured instead of work. The workers are drawn from behind, which makes them a group rather than individuals: their point of view is not being asked for.
The message is therefore critical. It argues that ending remote work is a matter of control, not of productivity, and it warns that employers may win the argument about attendance while losing the trust of their staff. The drawing was published before the recent wave of return-to-office mandates, which shows how old the debate is.
Ce modèle compte 160 mots, dans le calibre de 150 mots à dix pour cent près qu’impose la consigne.
Le troisième écrit est celui qui surprend le plus. Jusqu’en 2024, le candidat était le plus souvent invité à écrire depuis la direction — un dirigeant qui annonce, qui justifie, qui rassure. Depuis 2025, la consigne a changé de camp : le rédacteur est un délégué du personnel, un directeur juridique, un responsable de site — quelqu’un qui contredit une décision déjà prise, ou qui alerte sur un risque que sa hiérarchie n’a pas vu.
Cela change tout à la façon d’écrire. On ne conteste pas comme on annonce. Il faut d’abord montrer qu’on a compris la décision qu’on critique — sans quoi la contestation ressemble à un caprice —, puis dire précisément ce qui pose problème, puis proposer autre chose. Le modèle qui suit tient ces trois temps en trois paragraphes, et c’est la seule architecture qu’il faut retenir de lui.
FROM: Daniel Okonkwo, staff representative
DATE: 12 February
SUBJECT: Return to the office — request for consultation
Dear Ms Ashworth,
We fully understand the reasons you gave: coordination between the two sites has been difficult since last year, and new employees need day-to-day support that a screen cannot replace. However, the decision was announced without any consultation, and it affects colleagues who moved further away on the strength of the previous policy. Three of them now face a daily journey of more than two hours, and one has already asked about a transfer.
We would therefore ask you to consider a hybrid arrangement of three days on site, which the Rouen office has used successfully since January, and to open a short consultation before the date is confirmed. This would address the coordination problem while keeping the trust of the team.
I would be glad to discuss this at your convenience.
Daniel OKONKWO, staff representative
Ce modèle compte 153 mots, dans le calibre de 150 mots à dix pour cent près qu’impose la consigne.
La note de synthèse répond à la question : que disent les documents ? On y rend compte, on n’y donne pas son avis, et l’on écrit deux cent cinquante mots.
Le commentaire répond à la question : que veut dire ce dessin ? On y décrit en trois phrases, puis on analyse le message du dessinateur, et l’on écrit cent cinquante mots.
L’écrit professionnel répond à la question : que feriez-vous dans cette situation ? On y prend une position, on la justifie, on propose une solution, et l’on écrit cent cinquante mots de corps — les en-têtes et la signature ne comptent pas.
Trois questions différentes, trois écrits différents. Confondre la première et la troisième — donner son avis dans la synthèse, ou se contenter de résumer dans le courriel — est l’erreur la plus coûteuse de l’épreuve, parce qu’elle fait perdre la totalité des points de méthode sur l’écrit concerné.
Vous venez de voir les trois écrits de l’épreuve. Les chapitres 2, 3 et 4 les reprennent un par un, avec leur méthode, leurs formules toutes faites et leurs pièges. Les chapitres 5 à 8 donnent la langue qu’ils exigent. Les chapitres 9 à 16 donnent les huit thèmes du programme, chacun avec son lexique et ses idées.
✳La carte mentale
Sept branches, à redessiner de mémoire avant l'épreuve.
≡L’épreuve en une page
| L’écrit | Langue | Calibre | Bornes |
|---|---|---|---|
| Note de synthèse | Français | 250 mots | 225 à 275 |
| Commentaire du document 4 | Anglais | 150 mots | 135 à 165 |
| Écrit professionnel | Anglais | 150 mots | 135 à 165 |
- 0 h 00 → 0 h 20 lire tout le sujet, dessin compris
- 0 h 20 → 0 h 35 bâtir le plan de la synthèse
- 0 h 35 → 1 h 20 rédiger la note de synthèse
- 1 h 20 → 1 h 55 le commentaire du dessin
- 1 h 55 → 2 h 35 l’écrit professionnel
- 2 h 35 → 3 h 00 compter, relire, corriger
Calibre, Clarté, Compte. 250, 150, 150 à dix pour cent près ; une phrase simple et juste plutôt qu’une phrase savante et fausse ; le compte écrit à la fin de chaque texte, et vrai.
Des énoncés courts, simples mais corrects seront toujours mieux notés qu’un énoncé long et complexe, mais peu compréhensible ou erroné. Rapport de jury 2025.
Ce que tu sais faire maintenant
- Restituer et justifier la définition officielle de la comptabilité
- Citer les quatre principes du plan comptable et les reconnaître dans une situation
- Nommer les utilisateurs des comptes annuels et leurs besoins
- Démontrer, textes à l'appui, que la comptabilité est une branche du droit
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Un chiffre qui ne tombe pas juste, un compte qui n’existe plus, une phrase incompréhensible : dites-nous ce que vous avez vu, nous le vérifions.