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  3. UE 11 — Contrôle de gestion
  4. Le positionnement du contrôle de gestion
  5. Chapitre 1
UE11 · chapitre 01 Offert

À quoi sert le contrôle de gestion, et qui le fait

Ce que tu sauras faire : Identifier les besoins d’information d’une organisation, situer le contrôle de gestion parmi les autres formes de contrôle, décrire le métier de contrôleur de gestion et délimiter son périmètre par les centres de responsabilité et la chaîne de valeur.

4 h 07 de travail 8 exercices corrigés 10 questions de quiz État du droit vérifié le 07/09/2026
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Ce que le programme attend de toiArrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du diplôme de comptabilité et de gestion (DCG) et du diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG) (NOR MENS2523324A), annexe 1 — programme des unités d’enseignement du diplôme de comptabilité et de gestion. Bulletin officiel de l’enseignement supérieur et de la recherche n° 32 du 28 août 2025. Programme applicable à compter de la session 2027.
Compétences

Identifier les besoins en matière d’information et décrire les systèmes de reporting et de contrôle susceptibles de répondre à ces besoins.

Identifier le rôle et la place du contrôle de gestion en fonction des caractéristiques de l’organisation et du type d’activités.

Repérer les missions du contrôleur de gestion, leurs évolutions et l’intégration des outils numériques dans les métiers.

Délimiter le périmètre du contrôle de gestion selon la structure organisationnelle (centres de responsabilités, chaîne de valeur).

Distinguer et caractériser les différents centres de responsabilités.

Rédiger un écrit pour analyser le rôle et la place du contrôle de gestion en fonction de l’organisation.

Savoirs associés

Les besoins en information pour les organisations dans l’environnement actuel

Les sources d’information de la comptabilité de gestion

Le contrôle de gestion par rapport aux autres formes de contrôle

Définition de contrôle de gestion, contrôle stratégique, contrôle opérationnel

Le contrôle de gestion selon les types d’organisation : privées, publiques, associatives, clients des cabinets d’expertise comptable.

Le contrôle de gestion selon le type d’activités : activité productive, commerciale ou de service

Évolution du contrôle de gestion en fonction de l’environnement et des caractéristiques de l’entité

Les outils numériques au service du contrôle de gestion

Les qualités attendues du contrôleur de gestion et ses relations avec les autres métiers de l’organisation

Définition de centres de responsabilités, de la chaîne de valeur et des structures organisationnelles

Limites du programme

Les outils numériques sont présentés de manière générale sans que des logiciels du marché ne soient utilisés.

Tous les niveaux du contrôle de gestion sont présentés ; le niveau stratégique est approfondi en DSCG.

1.1 · 15 heures au programme · dont 15 h pour ce chapitre · 90 min de cours · 157 min d’entraînement
Contrôle de gestionContrôle stratégiqueContrôle opérationnelComptabilité de gestionReportingCentre de responsabilitéCentre de coûtsCentre de profitCentre d’investissementChaîne de valeurCharges incorporablesContrôleur de gestionBusiness partnerInformatique décisionnelle
VERDIER & FILLES — menuiserie industrielle de Cholet, 180 salariés, 42 millions d’euros de chiffre d’affaires, trois usines et un bureau d’études ; la directrice générale est Camille VERDIER elle sert d’exemple à chaque section : c’est sur elle qu’on identifie les besoins d’information, qu’on découpe les centres de responsabilité et qu’on dessine la chaîne de valeur

1Le problème que le contrôle de gestion résout

Camille VERDIER dirige une menuiserie industrielle de cent quatre-vingts salariés. Sa comptabilité lui apprend, en mars, que l’exercice écoulé s’est soldé par un bénéfice de 610 000 €. Cette information est exacte, et elle ne lui sert à peu près à rien. Elle arrive trois mois après la clôture, elle porte sur l’entreprise entière, et elle ne dit ni quelle usine a gagné de l’argent, ni quelle gamme en a perdu, ni ce qu’il faudrait décider demain matin.

Le contrôle de gestion est né de ce décalage. Il ne remplace pas la comptabilité : il l’exploite, la découpe et la complète pour répondre à des questions que la comptabilité générale ne se pose pas. Combien coûte réellement une fenêtre en aluminium ? Le magasin de Nantes gagne-t-il de l’argent ? Que se passe-t-il si les commandes reculent de dix pour cent ?

Le contrôle de gestion

Le contrôle de gestion est le dispositif qui fournit aux responsables d’une organisation l’information dont ils ont besoin pour décider, pour suivre leurs actions et pour vérifier leurs résultats. Il travaille sur des données chiffrées, internes et externes, financières et non financières.

Le mot « contrôle » y a son sens anglais de maîtrise, non son sens français de vérification : il s’agit de tenir l’entreprise en main, pas de faire la police.

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
Contrôle de gestion n’est pas contrôle interne, ni audit
PCG

Trois métiers se confondent dans les copies, et le jury le relève.

Le contrôle interne organise les procédures pour que les opérations soient régulières et le patrimoine protégé : séparation des tâches, doubles signatures, rapprochements. Il répond à la question : les règles sont-elles respectées ?

L’audit vérifie a posteriori, de façon indépendante, que les comptes ou les procédures sont fiables. Il répond à la question : ce qui est affirmé est-il vrai ?

Le contrôle de gestion éclaire une décision à venir. Il répond à la question : que devons-nous faire, et cela a-t-il marché ? C’est le seul des trois qui soit tourné vers l’avenir.

La différence n’est pas seulement de vocabulaire. Un contrôleur interne qui découvre qu’une facture a été payée deux fois a fait son travail ; un contrôleur de gestion qui découvre la même chose n’a rien fait tant qu’il n’a pas dit ce que cela change pour la marge du trimestre et ce qu’il faut décider.

La question de chaque métier

Contrôle interne : les règles sont-elles respectées ? — Audit : ce qui est affirmé est-il vrai ? — Contrôle de gestion : que faut-il décider, et cela a-t-il marché ?

Trois métiers, trois questions, trois horizons
Ce que fait le métierLa question poséeL’horizonQui le porte chez VERDIER & FILLES
Contrôle interneLes règles sont-elles respectées ?Le présent, en continuLa responsable administrative et financière
Audit interne ou externeCe qui est affirmé est-il vrai ?Le passé, périodiquementLe commissaire aux comptes, une fois l’an
Contrôle de gestionQue faut-il décider, et cela a-t-il marché ?L’avenir proche, tous les moisLe contrôleur de gestion, rattaché à la direction générale
Les trois se parlent : le contrôleur de gestion se sert des procédures du contrôle interne pour obtenir des données fiables, et l’auditeur se sert des analyses du contrôle de gestion pour orienter ses vérifications.

2Les besoins d’information, et d’où vient l’information

Avant de choisir un outil, il faut savoir à quelle question il répond. C’est la première compétence que le programme demande : identifier les besoins en matière d’information et décrire les systèmes susceptibles d’y répondre.

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026

Chez VERDIER & FILLES, les besoins ne sont pas les mêmes selon qui demande. La directrice générale veut savoir si la stratégie d’aluminium tient ses promesses ; le directeur d’usine veut savoir pourquoi le taux de rebut a doublé cette semaine ; le commercial veut savoir jusqu’où il peut remiser sans détruire la marge. Trois besoins, trois horizons, trois niveaux de détail.

Qui a besoin de quoi, chez VERDIER & FILLES
Qui décideCe qu’il décideL’information qu’il lui fautÀ quelle fréquence
La directrice généraleOuvrir une quatrième usine, abandonner une gammeRentabilité par gamme et par site, part de marché, évolution des coûts sur trois ansTrimestrielle
Le directeur industrielRépartir les ordres de fabrication entre les usinesCoût de production par usine, taux d’occupation, délaisMensuelle
Le chef d’atelierLancer une série, arrêter une machineRebuts, temps de réglage, consommation de matière du jourQuotidienne
Le responsable commercialAccorder une remise, refuser une commandeMarge sur coût variable par produit, seuil de remise acceptableÀ chaque devis
Plus on descend, plus l’information doit être fine, fréquente et rapide ; plus on monte, plus elle doit être agrégée et mise en perspective. Un tableau de bord qui donnerait le détail quotidien à la directrice générale serait aussi inutile qu’un résultat annuel donné au chef d’atelier.
Le reporting

Le reporting est la remontée périodique et normalisée d’informations d’une entité vers le niveau qui lui est supérieur. Il est descendant dans sa conception — c’est le siège qui fixe le format — et ascendant dans sa circulation.

Il se distingue du tableau de bord, qui est construit par et pour le responsable d’une entité, à son propre usage. Un reporting sert d’abord à celui qui le reçoit ; un tableau de bord sert d’abord à celui qui le remplit.

D’où vient l’information ? Le programme demande d’identifier les sources de la comptabilité de gestion. Elles sont de quatre ordres, et les trois dernières sont celles que les copies oublient.

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
Les quatre sources de la comptabilité de gestion
  • La comptabilité générale. Les charges par nature de la classe 6, les produits de la classe 7. C’est la source principale, et elle est fiable parce qu’elle est contrôlée.
  • Les données quantitatives internes non comptables. Heures de main-d’œuvre pointées, kilos de matière sortis du magasin, nombre de commandes traitées, kilomètres parcourus. Elles ne figurent dans aucun compte, et sans elles aucun coût unitaire n’est calculable.
  • Les données externes. Prix des concurrents, cours des matières premières, indices de l’INSEE, taux de change. Elles servent à situer la performance, non à la calculer.
  • Les données qualitatives. Réclamations clients, absentéisme, climat social, satisfaction. Le programme 2026 les met en avant sous le nom d’indicateurs extra-financiers.
Les charges de la comptabilité générale ne sont pas reprises telles quelles
PCG

Une partie des charges de la classe 6 n’entre pas dans les coûts, et des éléments qui n’y figurent pas y entrent. Les copies recopient la balance et se trompent.

Les charges non incorporables — charges exceptionnelles, dotations aux amortissements des frais d’établissement, impôt sur les sociétés — sont écartées : elles ne sont pas liées à l’exploitation courante.

Les charges supplétives — la rémunération théorique de l’exploitant, la rémunération théorique des capitaux propres — sont ajoutées : elles correspondent à une consommation réelle de ressources que la comptabilité n’enregistre pas.

Des charges de la comptabilité au coût de gestion
CI = CC − CNI + CS
CI est le total des charges incorporables, celles qui entrent dans les coûts. CC est le total des charges de la comptabilité générale. CNI désigne les charges non incorporables, écartées. CS désigne les charges supplétives, ajoutées.
Un exemple
Chez VERDIER & FILLES, les charges de la comptabilité générale s’élèvent à 38 400 000,00 €. On écarte 260 000,00 € de charges exceptionnelles et 140 000,00 € d’impôt sur les sociétés, et l’on ajoute 90 000,00 € de rémunération théorique des capitaux propres. Les charges incorporables valent donc 38 090 000,00 €.
Le passage aux charges incorporables, chez VERDIER & FILLES
La comptabilité générale de l’exercice porte 38 400 000,00 € de charges. Le contrôleur de gestion doit établir la base sur laquelle il calculera ses coûts.
1
Le point de départ
charges de la comptabilité générale
38 400 000,00 €
2
Ce qu’on écarte, parce que ce n’est pas de l’exploitation courante
260 000,00 € (charges exceptionnelles) + 140 000,00 € (impôt sur les sociétés) = 400 000,00 €
− 400 000,00 €
3
Ce qu’on ajoute, parce que la ressource est bien consommée
capitaux propres 1 800 000,00 € × 5 % = 90 000,00 €
+ 90 000,00 €
4
Les charges incorporables
38 400 000,00 € − 400 000,00 € + 90 000,00 €
38 090 000,00 €
Les coûts de VERDIER & FILLES se calculeront sur 38 090 000,00 €, et non sur 38 400 000,00 €. L’écart, 310 000,00 €, vaut la moitié du bénéfice de l’exercice : un coût calculé sur la mauvaise base fausserait toutes les décisions qui en découlent, à commencer par les prix de vente.

3Trois niveaux de contrôle, et celui qui nous occupe

Le programme demande de définir le contrôle de gestion, le contrôle stratégique et le contrôle opérationnel. Ces trois niveaux se distinguent par leur horizon, par ce qu’ils pilotent et par qui les exerce.

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
Les trois niveaux de contrôle
Le niveauSon horizonCe qu’il piloteChez VERDIER & FILLES
Contrôle stratégiqueTrois à cinq ansLes choix qui engagent l’entreprise : marchés, métiers, investissements lourdsFaut-il rester sur le bois, ou basculer vers l’aluminium ?
Contrôle de gestionL’année, découpée par moisL’allocation des ressources et le suivi de leur emploiLe budget de chaque usine, et l’écart entre prévu et réalisé
Contrôle opérationnelLe jour, la semaineL’exécution des tâches courantes, selon des règles fixéesLe respect des gammes de fabrication et des temps de réglage
Le contrôle de gestion est le niveau intermédiaire, et c’est ce qui fait sa difficulté : il traduit la stratégie en objectifs chiffrés vers le bas, et il fait remonter la réalité du terrain vers le haut. Il est le seul des trois à parler aux deux autres.
Ce que l’arrêté dit du niveau stratégique

La troisième colonne du programme de la sous-partie 1.1 prévoit : « Tous les niveaux du contrôle de gestion sont présentés ; le niveau stratégique est approfondi en DSCG. »

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
En clair

EN CLAIR : vous devez savoir nommer le contrôle stratégique, dire son horizon et ce qu’il pilote, et le distinguer des deux autres. Vous n’avez pas à en maîtriser les outils — matrices de portefeuille, analyse concurrentielle, tableaux de bord stratégiques : ils relèvent de l’UE 3 du DSCG. Une copie qui déploierait une analyse SWOT sur une question d’UE 11 perdrait du temps sans gagner un point.

Une confusion fréquente mérite d’être levée. Le contrôle opérationnel n’est pas le contrôle de gestion appliqué aux ateliers. Le contrôle opérationnel vérifie que les tâches courantes suivent des règles déjà fixées ; le contrôle de gestion, lui, discute ces règles — il demande si la norme de temps est encore la bonne, si le taux de rebut admis est tenable, si l’allocation de ressources doit changer.

La même anomalie, vue aux trois niveaux

L’usine de Cholet consomme cette semaine 8 % de matière de plus que la norme.

Le contrôle opérationnel constate le dépassement et fait régler la machine : la règle existe, elle n’est pas respectée.

Le contrôle de gestion calcule l’écart sur quantité, en chiffre l’effet sur la marge du trimestre, et se demande si la norme de consommation, fixée il y a quatre ans, tient encore compte du nouveau profilé : la règle est peut-être devenue fausse.

Le contrôle stratégique se demande si le métier de la menuiserie bois a encore un avenir face à l’aluminium : la question n’est plus la règle, c’est le terrain de jeu.

Retenir les trois niveaux par leur verbe
PCG

Stratégique : choisir. Où va-t-on ? — Gestion : allouer. Avec quels moyens, et les avons-nous bien employés ? — Opérationnel : exécuter. Fait-on ce qui est prévu, comme prévu ?

4Le contrôle de gestion change avec l’organisation

Le programme demande de situer le contrôle de gestion selon les types d’organisation : privées, publiques, associatives, clients des cabinets d’expertise comptable. C’est une compétence que les sujets mobilisent régulièrement, parce que la finalité de l’organisation change ce que l’on mesure.

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
Ce que le contrôle de gestion cherche, selon l’organisation
Le type d’organisationSa finalitéCe que le contrôle de gestion y mesure d’abordSa difficulté propre
Entreprise privéeLe profit et la pérennitéLa marge par produit, par client, par siteConcilier le résultat de court terme et l’investissement
Organisation publiqueLe service rendu à l’usagerLe coût du service rendu et son efficacité socio-économiqueIl n’y a pas de prix de vente : la valeur produite ne se lit pas dans un chiffre d’affaires
AssociationLa mission statutaireL’emploi des ressources par mission, et le respect de la volonté des financeursLes ressources sont affectées : on ne peut pas arbitrer librement
Client d’un cabinet d’expertise comptableLa survie et le revenu de l’exploitantLe seuil de profitabilité, la trésorerie, le coût de revientIl n’y a pas de contrôleur de gestion : c’est l’expert-comptable qui tient ce rôle, avec peu de données non comptables
La colonne de droite est celle qui rapporte des points : une question qui demande d’adapter le contrôle de gestion à une association attend qu’on nomme la contrainte d’affectation des ressources, pas qu’on récite les outils.

Le cas du client de cabinet mérite qu’on s’y arrête, parce que c’est celui que vous rencontrerez le plus souvent en stage et en exercice professionnel. Une entreprise de dix salariés n’a pas de contrôleur de gestion, pas de système d’information décisionnel, et souvent pas de comptabilité analytique. L’expert-comptable y apporte le contrôle de gestion avec les moyens du bord : un tableur, la balance, et quelques données extra-comptables demandées au dirigeant.

Le contrôle de gestion d’une association, en une ligne

Une association d’aide à domicile reçoit une subvention départementale affectée au portage de repas. Elle ne peut pas s’en servir pour financer le déficit de son activité de ménage, même si celui-ci menace l’équilibre général.

Son contrôle de gestion doit donc suivre le résultat par mission, et non seulement le résultat global : c’est la contrainte d’affectation qui commande le découpage analytique, et non l’organigramme.

Le programme demande également de distinguer selon le type d’activités : activité productive, commerciale ou de service. La différence tient à ce qui est le plus difficile à mesurer.

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
Ce qui est difficile à mesurer, selon l’activité
L’activitéCe qui se mesure bienCe qui se mesure malLa conséquence pour la méthode
ProductiveLes matières consommées, les temps de machineLes charges indirectes des fonctions supportLes méthodes de coûts complets sont adaptées ; l’enjeu est la répartition des indirects
CommercialeLe coût d’achat des marchandisesLe coût de la relation client, très indirectLa marge commerciale se calcule vite ; c’est le coût de distribution qui pose problème
De servicePresque rien de matérielTout : la prestation n’est pas stockable, la qualité est subjective, la main-d’œuvre est la charge principaleLa méthode des activités (ABC) y est la plus pertinente, parce qu’elle suit des activités plutôt que des produits
Les services sont la difficulté propre du programme 2026, qui demande expressément d’intégrer « le domaine des services et de l’immatériel ». Une copie qui traiterait une entreprise de services avec le vocabulaire d’une usine — stock de produits finis, en-cours de production — se tromperait de matière.
Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
Ne pas confondre le type d’activité et le secteur
PCG

Une entreprise industrielle vend souvent du service — installation, maintenance, garantie étendue — et une entreprise de services produit souvent des biens. VERDIER & FILLES fabrique des menuiseries et les pose : la pose est une activité de service, avec ses propres coûts et sa propre marge.

Le contrôle de gestion suit les activités, pas l’étiquette du code APE.

5Le métier de contrôleur de gestion, et ce que le numérique y change

Le programme demande de repérer les missions du contrôleur de gestion, leurs évolutions et l’intégration des outils numériques dans les métiers, ainsi que les qualités attendues et ses relations avec les autres métiers.

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
Les cinq missions du contrôleur de gestion
1
Concevoir le système d’information de gestion
Choisir le découpage analytique, définir les indicateurs, organiser la collecte. C’est la mission fondatrice : tout le reste en dépend.
2
Établir les prévisions
Construire les budgets avec les responsables opérationnels, et non à leur place. La négociation budgétaire est une mission, pas une formalité.
3
Mesurer les réalisations et calculer les écarts
Produire les coûts, les marges, les écarts entre prévu et réalisé, aux échéances convenues.
4
Analyser et alerter
C’est ici que le métier se joue. Expliquer d’où vient un écart, en chiffrer l’effet, prévenir avant qu’il ne soit trop tard.
5
Conseiller la décision
Rédiger la note qui éclaire un arbitrage : maintenir ou abandonner une gamme, accepter ou refuser une commande, sous-traiter ou produire.

La cinquième mission est celle que l’épreuve évalue le plus. Sur les trente-trois questions des sessions 2020 à 2022, une sur quatre commence par « Rédiger un argumentaire » ; les rapports de jury 2024 et 2025 chiffrent les questions d’analyse à plus de la moitié des points, et reprochent aux copies de décrire au lieu de conseiller.

Sujets du DCG, UE 11 Contrôle de gestion, sessions 2020 à 2025, éléments indicatifs de corrigé et rapports de jury 2024 et 2025 · consulté le 07/09/2026
Ce que le métier était, ce qu’il devient
Ce qui changeLe contrôleur de gestion d’hierLe contrôleur de gestion d’aujourd’hui
Son tempsPassé à collecter et à mettre en forme les donnéesPassé à analyser et à expliquer : la collecte est automatisée
Sa positionAu siège, rattaché à la direction financièreAuprès des opérationnels, souvent appelé business partner
Ses donnéesDes données comptables, mensuelles, internesDes données de toutes natures, quasi immédiates, internes et externes
Son risque professionnelProduire un chiffre fauxProduire un chiffre juste que personne n’utilise
L’automatisation n’a pas supprimé le métier : elle en a déplacé la valeur. Ce qui distingue un bon contrôleur de gestion n’est plus sa capacité à produire un tableau, c’est sa capacité à dire ce que le tableau signifie et à convaincre celui qui décide.
Les qualités que les offres d’emploi et les rapports de jury nomment
  • La rigueur. Un chiffre faux détruit la crédibilité de tous les autres.
  • L’esprit critique. Savoir qu’un coût complet dépend de conventions de répartition, et le dire.
  • La pédagogie. Un directeur d’usine n’est pas comptable : il faut lui parler en heures, en tonnes et en rebuts, pas en comptes.
  • L’indépendance. Le contrôleur de gestion annonce les mauvaises nouvelles ; s’il dépend de celui qu’il mesure, il ne les annonce plus.
  • La curiosité du terrain. Un coût ne se comprend pas devant un tableur : il se comprend à l’atelier.
Ce que l’arrêté dit des outils numériques

La troisième colonne du programme de la sous-partie 1.1 prévoit : « Les outils numériques sont présentés de manière générale sans que des logiciels du marché ne soient utilisés. »

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
En clair

EN CLAIR : vous devez savoir ce qu’un outil numérique apporte au contrôle de gestion — un progiciel de gestion intégré unifie les données, un outil d’informatique décisionnelle les restitue en tableaux de bord, une base de grandes données permet de croiser des sources hétérogènes. Vous n’avez à connaître aucun produit commercial, ni ses menus, ni ses prix. Une question d’examen ne vous demandera jamais de citer un logiciel par son nom.

Quatre familles d’outils numériques, et ce qu’elles changent
La familleCe qu’elle faitCe qu’elle change pour le contrôle de gestion
Le progiciel de gestion intégré (PGI)Une base de données unique pour la comptabilité, les achats, la production et les ventesLa donnée n’est saisie qu’une fois : les rapprochements manuels disparaissent, la fiabilité monte
L’informatique décisionnelleExtraire, agréger et restituer les données sous forme de tableaux de bord interactifsLe tableau de bord devient consultable en libre-service, à la demande, au lieu d’être envoyé une fois par mois
Les grandes masses de donnéesCroiser des sources internes et externes, volumineuses et peu structuréesOn peut relier une baisse de marge à la météo, au trafic web ou aux prix des concurrents
L’automatisation des tâches répétitivesFaire exécuter par un programme les extractions et les contrôles de routineLe temps libéré passe de la production à l’analyse — c’est l’évolution que le programme demande de repérer
Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
L’outil numérique ne fabrique pas la pertinence
PCG

Un tableau de bord automatisé qui suit les mauvais indicateurs les suit simplement plus vite. La qualité d’un système de contrôle de gestion tient au choix des indicateurs et à la fiabilité des données sources, pas à la beauté de la restitution.

Et une donnée automatisée reste une donnée à contrôler : une erreur de paramétrage se propage instantanément à tous les tableaux, sans que personne ne la voie passer.

6Le périmètre : la structure et la chaîne de valeur

Le programme demande de délimiter le périmètre du contrôle de gestion selon la structure organisationnelle (centres de responsabilités, chaîne de valeur). Deux découpages coexistent, et ils ne se superposent pas.

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
La chaîne de valeur

La chaîne de valeur est la décomposition d’une organisation en activités qui, chacune, ajoutent de la valeur au produit ou au service vendu. On distingue les activités principales — celles qui font passer le produit de la matière au client — et les activités de soutien, qui rendent les premières possibles.

Elle sert à repérer où la valeur se crée, et où elle se perd.

La chaîne de valeur de VERDIER & FILLES
Le type d’activitéL’activitéCe qu’elle ajouteSa part des charges incorporables
PrincipaleApprovisionnement en bois et en profilésLa matière première, choisie et acheminée38 %
PrincipaleFabrication en atelierLa transformation : débit, usinage, assemblage27 %
PrincipalePose chez le clientLe service qui rend la menuiserie utilisable11 %
PrincipaleCommercialisation et service après-venteLa vente, le conseil, la garantie9 %
SoutienBureau d’étudesLa conception sur mesure, qui distingue l’entreprise8 %
SoutienFonctions administratives et financièresLa gestion, la paie, la comptabilité7 %
Deux enseignements se lisent dans la colonne de droite. L’approvisionnement pèse à lui seul 38 % : c’est là qu’un point de coût gagné rapporte le plus. Et le bureau d’études, qui ne pèse que 8 %, porte l’avantage concurrentiel de l’entreprise : une activité peu coûteuse peut être stratégique.

La chaîne de valeur ne se confond pas avec l’organigramme. L’organigramme dit qui commande à qui ; la chaîne de valeur dit où la valeur se crée. Une activité peut traverser plusieurs services — le traitement d’une réclamation client mobilise le commercial, l’atelier et la comptabilité — et c’est précisément ce que la méthode des activités exploitera au chapitre 6.

Deux façons de découper la même entreprise
Par l’organigramme
  • Direction industrielle
  • Direction commerciale
  • Direction administrative et financière
  • Bureau d’études
On sait QUI est responsable
Par la chaîne de valeur
  • Approvisionner
  • Fabriquer
  • Poser
  • Vendre et garantir
  • Concevoir
  • Administrer
On sait OÙ la valeur se crée

Le contrôle de gestion a besoin des deux. Le premier découpage sert à attribuer une responsabilité — on ne demande de comptes qu’à quelqu’un. Le second sert à comprendre les coûts — une charge se rattache à une activité, pas à un chef.

Organigramme et chaîne de valeur
PCG

L’organigramme répond à qui ? La chaîne de valeur répond à où ? Le contrôle de gestion a besoin des deux réponses : la première pour agir, la seconde pour comprendre.

7Les centres de responsabilité

Le programme demande de distinguer et caractériser les différents centres de responsabilités. C’est une question qui tombe telle quelle — la session 2021 la pose sous la forme « Distinguer et caractériser les différents centres de responsabilités de la société LANGELOT » —, et elle se traite en trois temps : le critère, le classement, l’indicateur.

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
Sujets du DCG, UE 11 Contrôle de gestion, sessions 2020 à 2025, éléments indicatifs de corrigé et rapports de jury 2024 et 2025 · consulté le 07/09/2026
Le centre de responsabilité

Un centre de responsabilité est une entité de l’organisation dotée d’un responsable, d’objectifs chiffrés et de moyens pour les atteindre, et dont on mesure la performance sur ce qu’il maîtrise réellement.

La dernière condition est celle qui compte : on ne juge pas un responsable sur une grandeur qu’il ne peut pas influencer.

Les cinq centres de responsabilité
Le centreCe que le responsable maîtriseL’indicateur qui le jugeUn exemple chez VERDIER & FILLES
Centre de coûtsLes charges, à niveau d’activité imposéL’écart entre coût réel et coût préétabliL’atelier d’usinage de Cholet
Centre de dépenses discrétionnairesUne enveloppe, sans lien mesurable entre dépense et résultatLe respect du budget et la qualité du service renduLe service comptable, le service juridique
Centre de recettesLe chiffre d’affaires, à prix et à moyens imposésLe volume vendu et l’écart sur chiffre d’affairesL’équipe commerciale du Grand Ouest
Centre de profitÀ la fois les produits et les chargesLe résultat, ou la marge sur coûts spécifiquesL’usine de Nantes, qui vend sa production en direct
Centre d’investissementLes produits, les charges et les capitaux engagésLe taux de rentabilité des capitaux investisLa filiale de pose, autonome dans ses achats de véhicules
Les cinq sont hiérarchisés par ce que le responsable maîtrise : de la seule charge au capital engagé. Le centre d’investissement est le plus autonome — et le seul dont l’indicateur rapporte le résultat aux moyens mis en œuvre.
Le taux de rentabilité d’un centre d’investissement
ROI = RC / CE
ROI est le taux de rentabilité des capitaux engagés (return on investment). RC est le résultat du centre. CE désigne les capitaux engagés par ce centre : ses immobilisations nettes augmentées de son besoin en fonds de roulement.
Un exemple
Un centre qui dégage 180 000,00 € de résultat avec 1 500 000,00 € de capitaux engagés affiche un taux de 12,00 %.
Deux centres, deux résultats, et lequel est le plus performant
L’usine de Nantes est un centre de profit ; la filiale de pose est un centre d’investissement. Camille VERDIER veut savoir laquelle des deux emploie le mieux les moyens qu’elle reçoit.
1
Le résultat de l’usine de Nantes
chiffre d’affaires 14 200 000,00 € − charges 13 340 000,00 €
860 000,00 €
2
Le résultat de la filiale de pose
chiffre d’affaires 4 800 000,00 € − charges 4 380 000,00 €
420 000,00 €
3
Les capitaux engagés par la filiale de pose
immobilisations nettes 2 200 000,00 € + besoin en fonds de roulement 300 000,00 €
2 500 000,00 €
4
Le taux de rentabilité de la filiale de pose
420 000,00 € / 2 500 000,00 €
16,80 %
L’usine dégage deux fois plus de résultat, et pourtant la comparaison ne peut pas se faire sur ce chiffre. L’usine est un centre de profit : son responsable ne décide pas des investissements, on ne peut donc pas lui opposer les capitaux engagés. La filiale, elle, en décide, et son taux de 16,80 % est le bon indicateur pour elle. Comparer les deux entités sur le même critère serait juger un responsable sur ce qu’il ne maîtrise pas.
L’erreur de rattachement, celle qui coûte le plus de points
PCG

On ne juge un responsable que sur ce qu’il maîtrise. Le jury sanctionne trois glissements.

Imputer à un centre de coûts une hausse du prix d’achat des matières : le chef d’atelier subit le prix, il ne le négocie pas.

Juger un centre de recettes sur la marge : le commercial ne maîtrise pas les coûts de production.

Juger un centre de profit sur un taux de rentabilité des capitaux : il ne décide pas des investissements.

La règle tient en une phrase : l’indicateur suit le pouvoir de décision.

Un dernier point, que les sujets exploitent : le découpage en centres de responsabilité crée des échanges internes. Quand l’usine de Nantes livre la filiale de pose, à quel prix cette livraison est-elle valorisée ? Le résultat de chacun en dépend. C’est la question du prix de cession interne, que traite le chapitre 18.

8Répondre à une question de positionnement

Cette sous-partie ne se prête pas au calcul : elle se prête à l’écrit. Les sujets la mobilisent sous la forme d’une question rédactionnelle courte, en général en fin de dossier, et le programme lui-même la formule ainsi : « Rédiger un écrit pour analyser le rôle et la place du contrôle de gestion en fonction de l’organisation. »

Arrêté du 4 août 2025 relatif au programme et aux modalités d’organisation des épreuves du DCG et du DSCG, annexe 1, UE 11 Contrôle de gestion, sous-partie 1.1 · consulté le 07/09/2026
La méthode en quatre temps, pour une question de positionnement
1
Caractériser l’organisation, en trois éléments
Sa taille, sa finalité, son type d’activité. Trois lignes suffisent, mais elles sont indispensables : sans elles, la suite vaut pour n’importe quelle entreprise, et ne rapporte rien.
2
En déduire les besoins d’information
Qui décide quoi, à quelle échéance, avec quel niveau de détail. C’est le cœur de la réponse.
3
Proposer le dispositif
Le découpage en centres de responsabilité, les indicateurs, la périodicité. On propose, on ne récite pas.
4
Conclure en tranchant
Une phrase qui répond à la question posée. Les rapports de jury 2024 et 2025 en font une exigence explicite : une réponse sans conclusion est incomplète.
Sujets du DCG, UE 11 Contrôle de gestion, sessions 2020 à 2025, éléments indicatifs de corrigé et rapports de jury 2024 et 2025 · consulté le 07/09/2026
Une réponse rédigée, calibrée comme à l’examen

Question : rédiger un argumentaire de quinze lignes environ à l’attention de Camille VERDIER, afin de l’éclairer sur la place à donner au contrôle de gestion dans son entreprise.

Le contexte. VERDIER & FILLES emploie cent quatre-vingts salariés sur trois usines et exerce deux activités de nature différente : une activité productive, la menuiserie, et une activité de service, la pose. Sa croissance a rendu la direction générale dépendante d’une information annuelle et globale.

Le besoin. Trois niveaux de décision coexistent et n’ont pas les mêmes besoins : la direction générale arbitre entre les gammes à l’échelle de l’année, les directeurs d’usine répartissent les ordres de fabrication au mois, les chefs d’atelier décident au jour le jour. Un seul document ne peut pas servir les trois.

Le dispositif proposé. Découper l’entreprise en centres de responsabilité — les ateliers en centres de coûts, les usines en centres de profit, la filiale de pose en centre d’investissement — et doter chaque niveau d’un tableau de bord à sa périodicité. Rattacher le contrôleur de gestion à la direction générale, pour qu’il conserve l’indépendance nécessaire à l’alerte.

La conclusion. Le contrôle de gestion doit ici être conçu comme un dispositif de pilotage décentralisé, et non comme un reporting adressé au siège : c’est la diversité des niveaux de décision, et non la taille de l’entreprise, qui le justifie.

Sujets du DCG, UE 11 Contrôle de gestion, sessions 2020 à 2025, éléments indicatifs de corrigé et rapports de jury 2024 et 2025 · consulté le 07/09/2026
Les trois fautes de la question de positionnement
PCG

Réciter le cours sans nommer l’entreprise. Le correcteur attend « chez VERDIER & FILLES », « compte tenu de ses deux activités » : une réponse générique vaut la moitié des points.

Confondre le rôle et les outils. La question porte sur la place du contrôle de gestion, pas sur la méthode des coûts complets.

Ne pas conclure. Une réponse qui s’arrête sur un constat laisse au correcteur le soin de trancher à votre place.

Sujets du DCG, UE 11 Contrôle de gestion, sessions 2020 à 2025, éléments indicatifs de corrigé et rapports de jury 2024 et 2025 · consulté le 07/09/2026
Ce qu’il faut savoir faire à la sortie de ce chapitre

Situer le contrôle de gestion parmi les trois niveaux de contrôle et face au contrôle interne et à l’audit ; identifier les besoins d’information d’une organisation donnée ; nommer les quatre sources de la comptabilité de gestion et passer des charges comptables aux charges incorporables ; distinguer les cinq centres de responsabilité et leur associer le bon indicateur ; et rédiger un écrit qui caractérise, déduit, propose et tranche.

✳La carte mentale

Sept branches, à redessiner de mémoire avant l'épreuve.

Le contrôle de gestion
Ce qu’il est
Aider à décider, suivre, contrôler
Tourné vers l’AVENIR, à la différence de l’audit
Le niveau intermédiaire entre stratégique et opérationnel
D’où vient l’information
La comptabilité générale
Les données quantitatives internes non comptables
Les données externes
Les données qualitatives
Charges incorporables = charges − non incorporables + supplétives
Selon l’organisation
Privée : la marge
Publique : le coût du service rendu
Association : l’emploi des ressources affectées
Client de cabinet : le seuil et la trésorerie
Selon l’activité
Productive : répartir les indirects
Commerciale : le coût de distribution
De service : la méthode par activités
Le métier
Concevoir, prévoir, mesurer, analyser, conseiller
Le temps se déplace de la production vers l’analyse
Business partner auprès des opérationnels
Rigueur, esprit critique, pédagogie, indépendance
Le périmètre
L’organigramme dit QUI
La chaîne de valeur dit OÙ
Activités principales et activités de soutien
Les centres de responsabilité
Coûts
Dépenses discrétionnaires
Recettes
Profit
Investissement : le seul jugé sur les capitaux engagés
L’indicateur suit le pouvoir de décision

≡Le contrôle de gestion en une page

Les trois niveaux de contrôle
  • Stratégique — trois à cinq ans — choisir le terrain de jeu — approfondi en DSCG
  • De gestion — l’année par mois — allouer les ressources et suivre leur emploi
  • Opérationnel — le jour, la semaine — exécuter selon des règles fixées
Les cinq centres de responsabilité et leur indicateur
Le centreCe qu’il maîtriseSon indicateur
CoûtsLes charges, activité imposéeÉcart sur coût
Dépenses discrétionnairesUne enveloppeRespect du budget et qualité du service
RecettesLe chiffre d’affairesÉcart sur chiffre d’affaires
ProfitProduits et chargesRésultat, marge sur coûts spécifiques
InvestissementProduits, charges et capitauxTaux de rentabilité des capitaux engagés
La règle d’or du découpage

L’indicateur suit le pouvoir de décision. On ne juge jamais un responsable sur une grandeur qu’il ne maîtrise pas.

Les quatre sources de la comptabilité de gestion
  • La comptabilité générale
  • Les données quantitatives internes non comptables
  • Les données externes
  • Les données qualitatives
Le passage aux charges incorporables
PCG

Charges de la comptabilité − non incorporables + supplétives. On retire l’exceptionnel et l’impôt ; on ajoute ce que la comptabilité ne voit pas — rémunération de l’exploitant, des capitaux propres.

PCG
Cours terminé

Ce que tu sais faire maintenant

  • Restituer et justifier la définition officielle de la comptabilité
  • Citer les quatre principes du plan comptable et les reconnaître dans une situation
  • Nommer les utilisateurs des comptes annuels et leurs besoins
  • Démontrer, textes à l'appui, que la comptabilité est une branche du droit
Fin du cours
Place à l'entraînement
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