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FUTUR EXPERT FuturExpert
  1. BTS CG
  2. Analyse et prévision de l’activité
  3. Chapitre 1
  4. Les corrections
P5 · chapitre 01

Les corrections : À quoi sert un coût

5 corrections détaillées, avec le raisonnement pas à pas et l’erreur fréquente.

Cherche avant de lire. Un exercice qu’on n’a pas cherché n’apprend rien — la correction paraît évidente, et elle ne l’est plus le jour de l’épreuve. Retourner aux énoncés.
01 Quelle méthode pour quelle question ?
L’énoncé, pour mémoire.

Pour chacune de ces six questions posées à Cadres du Nord, indique la méthode de calcul adaptée, en une ligne.

a. « Combien vaut notre stock de cadres finis au 31 décembre ? »

b. « Un client nous propose 150 cadres Ville à 130 € l’unité, en une fois, sans modifier notre organisation. On accepte ? »

c. « Le cadre Ville ne rapporte presque rien. On l’arrête ? »

d. « À partir de combien de ventes mensuelles ne perd-on plus ? »

e. « L’atelier a coûté 4 000 € de plus qu’en août. Pourquoi ? »

f. « Quel prix catalogue fixer pour un nouveau modèle ? »

a. Coût de production, charges fixes de production comprises. C’est lui qui sert à valoriser un stock au bilan — hors coût de sous-activité ; le coût variable seul n’y est pas admis.

b. Coût marginal. La commande est ponctuelle et ne modifie pas la structure : seules comptent les charges qu’elle déclenche.

c. Coût spécifique. Il faut isoler les charges fixes qui disparaîtraient avec le produit de celles qui subsisteraient.

d. Coût variable et seuil de rentabilité.

e. Analyse des écarts entre coût réel et coût préétabli. Et non une comparaison avec août : deux mois réels diffèrent pour trop de raisons à la fois.

f. Coût complet, augmenté d’une marge. Un prix de catalogue est un engagement de long terme : il doit couvrir toutes les charges, fixes comprises.

Revoir l’exercice 1
02 Trois coûts du même cadre
L’énoncé, pour mémoire.

Pour le cadre Route, septembre, les chiffres sont les suivants :

· matière consommée : 23 580,00 €

· main-d’œuvre directe : 18 000,00 €

· charges indirectes d’atelier : 36 000,00 €

· charges indirectes de distribution : 15 120,00 €

· quantité produite et vendue : 300 cadres

· prix de vente unitaire : 420,00 €

a. Calcule le coût de production, total et unitaire.

b. Calcule le coût de revient, total et unitaire.

c. Calcule le résultat analytique, total et unitaire.

d. Lequel de ces trois coûts sert à valoriser un cadre resté en stock ?

a. Coût de production

23 580,00 + 18 000,00 + 36 000,00 = 77 580,00 €

77 580,00 ÷ 300 = 258,60 € l’unité

b. Coût de revient

77 580,00 + 15 120,00 = 92 700,00 €

92 700,00 ÷ 300 = 309,00 € l’unité

c. Résultat analytique

Ventes : 300 × 420,00 = 126 000,00 €

126 000,00 − 92 700,00 = 33 300,00 €, soit 111,00 € par cadre

d. Le coût de production, soit 258,60 €. Un cadre en stock n’a pas encore été distribué : lui imputer des charges de distribution reviendrait à activer au bilan une dépense qui ne profitera à personne.

Revoir l’exercice 2
03 La charge qui ne disparaît pas
L’énoncé, pour mémoire.

Cadres du Nord loue son atelier 7 200,00 € par mois. Cette charge est répartie entre les deux produits au prorata des heures de main-d’œuvre : 750 h pour Route, 900 h pour Ville.

a. Quelle part du loyer chaque produit supporte-t-il ?

b. Le directeur envisage d’arrêter le cadre Ville. Que devient le loyer ?

c. Que devient alors la part de loyer imputée au cadre Route ?

d. Le coût de revient du cadre Route va-t-il monter ou baisser ? Le résultat total de l’entreprise aussi ?

a. Total des heures : 750 + 900 = 1 650 h.

· Route : 7 200,00 × 750 ÷ 1 650 = 3 272,73 €

· Ville : 7 200,00 × 900 ÷ 1 650 = 3 927,27 €

b. Il ne change pas. Le bail court, l’atelier reste loué : 7 200,00 € restent dus. C’est une charge fixe commune, insensible à la décision.

c. Le cadre Route devient le seul produit : il supporte l’intégralité du loyer, soit 7 200,00 € — contre 3 272,73 € auparavant.

d. Le coût de revient du cadre Route MONTE de 3 927,27 €, soit 13,09 € par unité. Et le résultat total de l’entreprise BAISSE de toute la marge que le cadre Ville rapportait au-delà de ses charges propres.

C’est le piège central du coût complet : arrêter un produit déficitaire en apparence peut aggraver le résultat, parce que ses charges fixes communes ne partent pas avec lui — elles se reportent sur les survivants.

Revoir l’exercice 3
04 Trois objets de coût chez Cyclo Sud
L’énoncé, pour mémoire.

Cyclo Sud ne vend qu’un modèle de garde-boue, à 95,00 € l’unité. Le mois de mars :

· 1 200 garde-boue vendus

· coût de production unitaire : 62,00 €

· charges de distribution du mois : 24 000,00 €, dont 9 600,00 € de traitement des commandes — 120 commandes traitées — et 14 400,00 € de transport — 240 livraisons.

Ces 1 200 garde-boue ont été vendus à deux clients seulement :

· Cyclo Plus, une centrale d’achat : 600 unités, en 24 commandes et 24 livraisons ;

· Les Petits Braquets, un groupement de détaillants : 600 unités, en 96 commandes et 216 livraisons.

a. Prends le produit comme objet de coût : calcule le coût de revient unitaire du garde-boue, le résultat unitaire et le résultat du mois.

b. Calcule le coût d’une commande traitée et le coût d’une livraison.

c. Prends maintenant le client comme objet de coût : calcule le coût de revient et le résultat de chacun des deux clients.

d. Les deux calculs se contredisent-ils ? Vérifie, puis dis à quelle décision chacun sert.

a. Le garde-boue comme objet de coût

· Distribution par unité : 24 000,00 ÷ 1 200 = 20,00 €

· Coût de revient unitaire : 62,00 + 20,00 = 82,00 €

· Résultat unitaire : 95,00 − 82,00 = 13,00 €

· Résultat du mois : 1 200 × 13,00 = 15 600,00 €

Le garde-boue rapporte. Le mois est bon.

b. Le coût des deux activités de distribution

· Une commande traitée : 9 600,00 ÷ 120 = 80,00 €

· Une livraison : 14 400,00 ÷ 240 = 60,00 €

c. Le client comme objet de coût

Cyclo Plus

· Production : 600 × 62,00 = 37 200,00 €

· Commandes : 24 × 80,00 = 1 920,00 €

· Livraisons : 24 × 60,00 = 1 440,00 €

· Coût de revient : 37 200,00 + 1 920,00 + 1 440,00 = 40 560,00 €

· Ventes : 600 × 95,00 = 57 000,00 €

· Résultat : 57 000,00 − 40 560,00 = 16 440,00 €

Les Petits Braquets

· Production : 600 × 62,00 = 37 200,00 €

· Commandes : 96 × 80,00 = 7 680,00 €

· Livraisons : 216 × 60,00 = 12 960,00 €

· Coût de revient : 37 200,00 + 7 680,00 + 12 960,00 = 57 840,00 €

· Ventes : 600 × 95,00 = 57 000,00 €

· Résultat : 57 000,00 − 57 840,00 = − 840,00 €

d. Ils ne se contredisent pas — ils ne répondent pas à la même question

Contrôle : 16 440,00 − 840,00 = 15 600,00 €, le résultat du a au centime près. Et les charges de distribution réparties font bien 1 920,00 + 1 440,00 + 7 680,00 + 12 960,00 = 24 000,00 €.

· Le coût par produit sert à valoriser le stock, à fixer un tarif, à juger l’atelier. Il dit que le garde-boue est rentable, et c’est vrai.

· Le coût par client sert à décider d’une remise, d’une commande minimale, d’une tournée de livraison. Il dit qu’un client identique en volume peut détruire toute la marge — et c’est vrai aussi.

Même produit, mêmes charges, deux coûts justes. Les Petits Braquets achètent autant que Cyclo Plus et coûtent 20 640,00 € de distribution contre 3 360,00 €. Le premier calcul ne pouvait pas le voir : il avait moyenné.

Revoir l’exercice 4
05 Le prix du nouveau modèle
L’énoncé, pour mémoire.

Cadres du Nord étudie un nouveau cadre, le Cargo, conçu pour les vélos de livraison. Les prévisions portent sur 120 cadres par mois.

Par cadre :

· aluminium : 8 kg à 13,25 € le kilo

· main-d’œuvre directe : 3,5 h à 24,00 € l’heure

· charges d’atelier : 3,5 h à 48,00 € l’heure

· charges de distribution : 52,00 €

Il faut en outre un moule et un gabarit propres au Cargo, qui coûteront 4 800,00 € par mois tant que le modèle sera fabriqué.

La direction exige une marge de 15 % du coût de revient sur tout modèle de catalogue. Le concurrent le plus proche vend un cadre comparable 520,00 €. Le commercial propose d’annoncer 500,00 € « pour être sûrs de passer devant ».

a. Calcule le coût de production unitaire du Cargo.

b. Calcule le coût de revient unitaire, charges fixes propres comprises.

c. Calcule le prix qui assurerait la marge exigée.

d. Faut-il lancer le Cargo, et à quel prix ? Chiffre le résultat mensuel de chaque hypothèse et tranche.

a. Coût de production unitaire

· Aluminium : 8 × 13,25 = 106,00 €

· Main-d’œuvre : 3,5 × 24,00 = 84,00 €

· Atelier : 3,5 × 48,00 = 168,00 €

· Coût de production : 106,00 + 84,00 + 168,00 = 358,00 €

b. Coût de revient unitaire

· Charges fixes propres par cadre : 4 800,00 ÷ 120 = 40,00 €

· Coût de revient : 358,00 + 52,00 + 40,00 = 450,00 €

c. Le prix qui tient la marge exigée

450,00 × 1,15 = 517,50 €

Contrôle : 517,50 − 450,00 = 67,50 €, et 67,50 ÷ 450,00 = 15,00 %. ✓

d. Oui, mais à 517,50 € et non à 500,00 €

· À 500,00 € : marge unitaire 500,00 − 450,00 = 50,00 €, contre les 67,50 € exigés. Résultat mensuel : 120 × 50,00 = 6 000,00 €.

· À 517,50 € : marge unitaire 67,50 €. Résultat mensuel : 120 × 67,50 = 8 100,00 €.

Le prix de 517,50 € reste sous les 520,00 € du concurrent et rapporte 8 100,00 − 6 000,00 = 2 100,00 € de plus par mois, soit 25 200,00 € par an. Descendre à 500,00 € ne gagne aucun argument commercial que 517,50 € ne donne déjà : dans les deux cas, le Cargo est le moins cher du marché.

Un dernier repère : au prix de 517,50 €, le Cargo cesse de couvrir ses 4 800,00 € de charges propres dès que les ventes passent sous 72 cadres par mois — 71 × 67,50 = 4 792,50 €, tout juste insuffisant. C’est là, et non dans le prix affiché, que se trouve le vrai risque du lancement.

Revoir l’exercice 5