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- Thème 3 — Les animaux et nous (session 2026)
- Chapitre 13
Connaître et comprendre l’animal
Ce que tu sauras faire : Ce que la science a établi, la question de la sensibilité, et les débats contemporains sur la condition animale.
Le chapitre précédent a montré que nos représentations parlent surtout de nous. Celui-ci examine ce qu’on sait réellement — et ce qu’on ne sait toujours pas, ce qui est aussi important pour un essai.
Le tournant décisif est la théorie de l’évolution.
*Charles Darwin publie L’Origine des espèces en 1859, puis La Filiation de l’homme en 1871. La seconde applique explicitement à l’espèce humaine ce que la première avait établi pour les autres : il n’y a pas de coupure de nature entre l’homme et les animaux, mais une continuité, avec des différences de degré.*
La conséquence est considérable et elle n’est pas d’abord morale, elle est méthodologique. Si la continuité existe, alors chercher chez l’animal des capacités qu’on croyait réservées à l’homme cesse d’être une naïveté : c’est une hypothèse raisonnable. La recherche qui suivra n’aurait pas eu de sens dans le cadre de Descartes.
L’éthologie. L’étude scientifique du comportement animal, conduite autant que possible dans le milieu naturel. Elle s’est constituée au vingtième siècle en refusant deux facilités symétriques : l’anthropomorphisme, qui prête à l’animal nos intentions, et le behaviorisme strict, qui interdit de parler de ce qui n’est pas directement observable.
Trois de ses fondateurs — Karl von Frisch, Konrad Lorenz et Nikolaas Tinbergen — ont reçu conjointement en 1973 le prix Nobel de physiologie ou médecine, ce qui a constitué la reconnaissance institutionnelle de la discipline.
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